Iyashikei : l’art de vivre japonais qui fait de la solitude le meilleur moment de la journée

Iyashikei : l’art de vivre japonais qui fait de la solitude le meilleur moment de la journée
Amy @Instagram

Venu du Japon, l'iyashikei invite à savourer les petits riens du quotidien et à profiter enfin de sa propre compagnie. On vous explique tout sur cette philosophie qui gagne les réseaux sociaux.

Hésiter à aller voir un film seule, renoncer à un déjeuner en terrasse faute de quelqu’un pour nous accompagner ou se sentir obligée de remplir chaque soirée libre : pendant longtemps, la solitude a gardé l’image d’un moment subi, parfois même un peu triste. Une vision que de plus en plus de femmes choisissent pourtant de bousculer, en s’inspirant d’une philosophie japonaise qui fait du temps passé seule un vrai moment de bien-être, l’iyashikei.

Qu’est-ce que l’iyashikei ?

Le mot iyashikei, que l’on pourrait traduire par « qui apaise », désigne à l’origine un genre de dessins animés japonais centrés sur la vie quotidienne, où l’on suit des personnages au fil des saisons, des petites rencontres et des instants de calme, sans drame ni rebondissement spectaculaire. Ces récits contemplatifs auraient un effet presque réconfortant sur ceux qui les regardent, en offrant une pause loin de l’agitation du monde. Appliqué à la vie de tous les jours, l’iyashikei invite à ralentir, à ne plus courir après les objectifs ni chercher à montrer chacune de ses réussites, pour revenir à une existence plus simple, faite de gestes ordinaires que l’on savoure pour soi. La solitude n’y est plus un vide à combler, mais un espace personnel où l’on prend le temps de se retrouver.

Pourquoi l’iyashikei séduit-il sur les réseaux sociaux ?

Sur TikTok et Instagram, les vidéos inspirées de l’iyashikei se multiplient : une jeune femme qui boit un thé dans un café presque vide, une autre qui lit dans son salon, cuisine tranquillement ou se promène sans compagnie. Pas de voix off, de musique entêtante ni de montage effréné, seulement le silence et les petits bruits du quotidien. Un contraste bienvenu avec les contenus qui enchaînent les images à toute vitesse, et qui expliquerait le succès de ces vidéos, dont le but n’est pas de capter l’attention à tout prix mais de transmettre une sensation de calme à celles qui les regardent.

Comment adopter l’iyashikei au quotidien ?

Nul besoin de tout changer pour s’y mettre, car l’iyashikei commence souvent par des rendez-vous très simples avec soi-même, comme un déjeuner en solo, une balade sans téléphone, quelques pages lues sur un banc, un après-midi consacré à cuisiner ou le plaisir de rentrer chez soi sans rien avoir prévu. L’idée n’est pas de s’isoler ni de fuir la compagnie des autres, mais d’apprendre à apprécier aussi la sienne. En faisant de ces moments une habitude plutôt qu’une exception, le temps passé seule cesserait peu à peu d’être un creux dans l’agenda pour devenir l’un des moments les plus précieux de la journée.