Bracelets unisexes : on les veut pour soi !
Une pierre attire le regard, un bracelet d’or accompagne le geste. Entre plaisir de la matière et liberté de le composer, le bijou unisexe se choisit aussi pour des raisons très personnelles.
Si l’on sait mieux que tout le monde prendre des libertés avec son vestiaire, on peut tout aussi bien s’attarder sur quelques bracelets pour le bleu d’une pierre, la souplesse d’une matière ou la forme géométrique ultra-contemporaine. Le bijou unisexe a ce talent : nous donner d’excellentes raisons de garder ce qu’on avait simplement emprunté.
Quand la pierre donne le ton
Le lapis-lazuli impose son bleu. La malachite déploie ses veines vertes. Avec ses bracelets Beads, LE GRAMME donne de la couleur à sa géométrie. Au Maroc, Ghita Kittane, fondatrice de Neyleen Fine Jewellery, présente ces déclinaisons de la maison parisienne. La pierre y introduit quelque chose de plus intime : une nuance à laquelle on s’attache, des variations que l’on prend plaisir à regarder.
C’est une bonne raison de choisir un bracelet. On aime ce bleu avec une manche en denim, ce vert contre une maille écrue. La couleur devient une affaire de goût, et le bijou trouve sa place dans notre vestiaire. On comprend assez vite pourquoi ces créations issues de l’univers masculin donnent envie de changer de poignet.

L’architecture à même la peau
Chez Messika, la collection Moderniste donne envie de regarder l’or autrement. « J’ai imaginé un bijou pensé comme une sculpture, un objet conçu pour exister en trois dimensions », explique Valérie Messika. Sur le bracelet en or blanc brossé, les facettes polies miroir soulignent le volume. L’œil suit les arêtes, puis revient vers le diamant. L’architecture se lit dans cette façon de construire une forme et d’y faire circuler la lumière. Et… le plaisir vient de cette présence. Une seule pièce peut suffire à donner de la tenue à une silhouette, même avec un simple tee-shirt. On choisit un dessin que l’on a envie de porter sur soi, presque un petit objet de collection. Messika le destine d’ailleurs, explicitement aux femmes et aux hommes. Alors, un bracelet pour deux ? Difficile à imaginer… Chacun son bijou, on préfère, résolument !



l’or suit le geste
Il faut parfois qu’un bijou bouge pour que l’envie se précise. Avec LOVE Unlimited, Cartier travaille cette sensation grâce à des maillons articulés qui se déploient sur la peau : celle des hommes et des femmes bien sûr ! La ligne reste reconnaissable, tandis que la souplesse apporte une autre façon d’habiter le poignet. Le mouvement entre dans le dessin du bracelet. Plus récemment – octobre 2026 – la collection a été dévoilée avec plusieurs modèles sertis de diamants. Les pierres prennent place dans des sertis en or blanc qui reprennent la forme des vis LOVE. Le détail conserve ainsi sa mémoire tout en changeant d’éclat. Ce qui séduit ici tient autant à la construction qu’au porté : le bracelet est pensé pour accompagner le geste, avec un fermoir invisible intégré à sa ligne. Une joaillerie que l’on imagine volontiers vivre avec nous.

le plaisir de composer
Un câble d’acier tressé, une manille en or jaune : Force 10 a une allure que l’on reconnaît immédiatement. Le bracelet fête ses 60 ans en 2026, et son principe reste particulièrement désirable. Les câbles et les manilles interchangeables permettent de faire évoluer les associations, dans les dimensions compatibles. Un câble coloré donne un autre ton au métal ; l’acier souligne son inspiration marine.
Cette liberté de composition rend l’appropriation très concrète. Le bijou est déjà mixte dans son dessin. À chacun ensuite de trouver la version qui lui ressemble, ou de la faire évoluer. On s’attache à une signature, puis l’on développe des préférences très précises sur sa couleur et sa matière. Le bracelet finit par avoir quelque chose de familier. Quant à le partager avec sa moitié, on verra.

