Fatima Zahra El Mansouri : 5 choses à savoir sur la nouvelle cheffe du gouvernement marocain
Derrière la première femme à diriger le gouvernement marocain, il y a une juriste de terrain, une héritière d’une certaine culture de l’État et une élue qui a fait de Marrakech son laboratoire politique. Cinq clés pour mieux comprendre celle qui s’installe désormais au sommet de l’exécutif.
1. Elle a grandi au contact des rouages du pouvoir
Chez Fatima Zahra El Mansouri, la politique n’est pas tout à fait une vocation née de nulle part. Son père, Abderrahmane El Mansouri, a été pacha de Marrakech avant de devenir ambassadeur du Maroc aux Émirats arabes unis. Grandir dans une famille familière des institutions lui a donné très tôt une proximité avec les affaires publiques. Un héritage qui ne suffit pas à expliquer son ascension, mais éclaire peut-être son rapport à l’autorité, à l’administration et à la gestion de la cité.
2. Elle a étudié le droit entre Rabat, Montpellier et New York
Avant de s’imposer sur la scène politique marocaine, Fatima Zahra El Mansouri a construit un parcours universitaire qui dépasse les frontières du Royaume. Après une licence en droit privé à l’université Mohammed-V de Rabat, elle poursuit ses études à l’université de Montpellier, en France, où elle obtient un diplôme d’études approfondies (DEA) en droit des contrats d’affaires. Elle complète ensuite sa formation aux États-Unis, à Pace University, avec un certificat en droit anglo-saxon.
3. Avant les discours, elle a pratiqué le droit des
affaires
On la connaît surtout pour ses mandats politiques. Pourtant, Fatima Zahra El Mansouri est d’abord avocate. Inscrite au barreau de Marrakech en mars 2005, elle se spécialise dans le droit foncier et immobilier, après une expérience dans un cabinet à Casablanca. Elle fonde ensuite sa propre structure, consacrée aux transactions immobilières et commerciales. Un parcours professionnel qui prend une résonance particulière lorsqu’on sait qu’elle sera ensuite chargée, au gouvernement, des dossiers de l’habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville.
4. À 33 ans, elle remporte Marrakech
En juin 2009, Fatima Zahra El Mansouri accède à la présidence du conseil communal de Marrakech. Elle a alors33 ans. Le scrutin se joue par 54 voix contre 35 et révèle un rapport de forces concret, loin de l’image d’une nomination simplement symbolique. Elle devient alors la première femme à diriger la ville ocre. Cette entrée précoce dans le pouvoir local constitue l’un des moments fondateurs de sa carrière, bien avant son accession aux responsabilités nationales.
5. Elle a été distinguée avant d’accéder aux plus
hautes fonctions
En 2014, Forbes la fait figurer parmi les 20 jeunes femmes les plus influentes d’Afrique. La même année, elle rejoint le réseau des Young Global Leaders du Forum économique mondial. Ces distinctions précèdent de plusieurs années son retour à la tête de Marrakech, puis son passage au ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.
